L’art comme ultime échappatoire à un monde que l’on ne comprend plus?



Si je le comprends le monde, mais le comprendre ne veut pas dire l’accepter…………….l’art doit aussi servir à montrer les dérives humaines, à montrer les travers de cet humain, on peut aussi y mettre un peu d’humour, ce n‘est pas interdit, mais je crois quand même qu’il faut garder un peu d’humilité, arrêter de se croire pour ce que l’on n’est pas ………………………………………………….………...La beauté c’est la véracité à l’état pur, dépouillée d’hypothétiques zones d’ombre, sans aucun relief de rajouts décalés car travestis, …..ce sont les gens authentiques qui te renvoient parfois quelque chose de dur, mais dont tu ne peux pas douter.La beauté, c’est partager une omelette avec des amis, rire, être bien…C’est l’absence de mensonges………………………………………………………

 Noël Vérin travaille chaque jour dans son atelier à Aubervilliers.

 
Sa toile « Tambour et chocolat » a été réalisée pour la carte Millésia du Club Méditerranée. Son « Mendiant » va suivre la route des expositions du Guide du Routard.Régulièrement, ses œuvres sont vendues à Drouot.Se retrouvant dans le Pop Art et s’inspirant parfois d’Andy Warhol, pour lui, l’art à l’état brut est celui où l’on crée avec ce que l’on a, pour dire ce que l’on pense.Son souhait est que l’art pictural puisse être lu, que l’écriture s’y substitue et que les deux finissent par se superposer… il a pour désir profond que la lecture de l’autre soit à la hauteur de son propre ressenti afin qu’il connaisse ce plaisir immense dont lui-même a bénéficié en oeuvrant.

 

Cela s’apparente au partage de la grâce… un travail qui multiplierait le nombre de personnes recevant ses dessins et par là même sa joie.Sensible à cette forme d’expression que sont les tags et les graffitis bien souvent exposés sur du béton sordide, il est étonné, effrayé et émerveillé  de ce que la pensée de l’homme puisse soit enlaidir soit embellir… et sur ces murs où la tristesse était, la joie a abondé, et sur ses murs où là détresse persistait, la joie a surabondé…

 

Il s’interroge sur la lumière, il s’en inspire parce qu’elle est belle, mais au fond, il ne sait pas ce qu’elle représente…

 

Loin de toute publicité, Noël  Vérin crée en empruntant à la terre l’humilité qu’il faut pour tenter de restituer, avec la chance extraordinaire d’avoir quand même la liberté de créer…

 

Terrien et aérien, il voudrait conjuguer les deux, subtile alchimie de la rencontre de deux mondes qui, forts de cette alliance, dégagent ce bonheur profond qui ne doit être rien d’autre que l’approche de la simple vérité